1.6.22

Evacuons les vases







 

Evacuons les boues

Bonjour à vous,

Nos esprits en colère et le grand "ya ka" pourraient penser qu'il suffit d'aspirer les boues ou d'ouvrir les vannes pour les évacuer.

D'autres, avant nous, tout aussi intelligents, y ont sans nul doute pensé.

Mais les choses sont-elles aussi simples? Certes, non. C'est pourquoi il nous faut étudier au mieux le problème avant d'agir, afin d'y remédier mais aussi de ne point en créer d'autres et de faire en sorte, qu'à l'avenir, une méthode d'entretien régulier puisse assurer la pérennité de ce canal.

Après nous pourrons commencer à rêver d'un jardin extraordinaire sur tout le parcours qui permettra à la ville de Dole de rayonner au delà de ses frontières, mais après seulement.

Avant tout, il faut préciser que le canal comprend deux parties:

-La partie amont, de l'entrée jusqu'à l'ensemble "cafés restaurants", rue du Prélot. Cette partie comporte nombre d'habitations et de riverains. Le niveau d'eau est proche du bord et doit être surveillé de près au risque de retrouver les inondations passées comme en 1983. Son impact touristique et économique est majeur, c'est le poumon du cœur de ville!

-La partie aval, qui va de la rue du Prélot jusqu'à la sortie sous la rue du vieux Château .

 Remarques importantes:

- un dénivelé de plus d'un mètre la sépare de la zone amont .

-le niveau d'eau en temps normal est très en deçà du bord .

-Hormis " la table d'Anna", restaurant aujourd'hui inoccupé, ni commerces ni riverains.

Après avoir sécurisé la zone amont au regard des crues( 1983: côte à 4m92...niveau normal:2m50), malheureusement l'immobilisme semble s'être installé depuis longtemps. En particulier les niveaux de réglages des différentes vannes ont peut-être été fixés à l'optimum sans modifications de crainte de causer un jour des soucis sur ce secteur ou sur le canal voisin.

 Sur le plan de l'irrigation du secteur, le canal des tanneurs est devenu parent pauvre comparé au canal  " Charles Quint" puisque celui-ci a besoin de l'essentiel du courant pour la navigation à la belle saison.

Pour sécuriser la partie amont, la vanne d'entrée  est dans une position à minima. Ce faible courant tente de descendre vers les restaurants mais l'eau chargée, proche du fond, bute aux deux passages intermédiaires , celui de gauche ne pouvant évacuer principalement  que l'eau de surface., moins chargée en matières solides et donc les boues s'accumulent.

Quant à la vanne principale de séparation, (comportant deux portes), amont/aval ( café "Charles"), sa sortie est aujourd'hui obstruée . Il est impératif de trouver une solution pour la rendre à nouveau fonctionnelle, faute de quoi aucun avenir ne pourra  être offert durablement à ce canal.( photos ci-jointes).

De mes réflexions, lorsque l'eau du Doubs  monte, celle-ci pénètre principalement dans le chenal par l'aval  jusqu'au  niveau "café Charles".( l'ensemble rue du Prélot/ restaurants est la ligne séparative amont aval) .Durant ce mouvement, elle dépose ses impuretés. Lorsque" l'eau baisse", elle fait le chemin inverse et bénéficie d'un temps supplémentaire pour, à nouveau, déposer ses boues, et surtout lors des crues.

Le chenal ainsi s'envase , surtout dans sa partie  aval , et plus vite encore vers la terrasse de "la table d'Anna" puisque le passage est obstrué et que le chenal à cet endroit forme un large coude.

Comme je l'ai expliqué précédemment, l'évacuation des boues dans le canal devient vital. Continuer à ne rien faire ne peut que conduire ce lieu à des incidents graves ne pouvant que porter atteinte au commerce et au tourisme local et entacher durablement l'image de la cité. Viendrait un jour où il faudrait alors nécessairement le combler à jamais et Dole perdrait ainsi sa poule aux œufs d'or.

Pour l'heure , je vois deux méthodes possibles:

La 1ère, artificielle, par aspiration, n'est guère envisageable étant donné les volumes considérables à traiter. Le coût serait énorme.  Un rapide calcul: par exemple 2 hectares de superficie estimée de l'ensemble sur 1m d'épaisseur de boue ( c'est sans doute davantage), ce serait 20 000m³ de boues à évacuer par camions. Par contre, pour désengorger le passage vers le café"Charles", afin de le rendre fonctionnel, si aucune autre solution n'est trouvée ici, il faudra peut être s'y résoudre.

L'autre méthode consiste à utiliser le courant de la rivière de manière naturelle mais à des époques bien précises. En outre il sera indispensable de le faire en liaison étroite avec VNF et EDF puisque le canal des tanneurs communique avec le canal Charles QUINT.

Cette opération, délicate, ne peut s'effectuer durant la saison chaude, touristique, où de plus le niveau du Doubs est généralement bas, pas plus que durant la période de navigation sur le canal voisin.

Restent la fin d'automne et l'hiver. A mon sens les périodes idéales sont durant les décrues. En effet, durant ces moments, les volumes d'eau sont importants, donc une meilleure dissolution des vases et le phénomène " chasse d'eau" sera plus efficace, tout en risquant moins d'impacter les commerces et les riverains.

Si cette méthode venait à être adoptée, il sera nécessaire de l'appliquer chaque année. De mes observations ces dernières années, l'eau se fait de plus en plus rare. Les occasions d'agir le deviendront aussi.

Dans l'attente d'une action précise, je suggère de tester à la fluorescéine le passage " café Charles"( je répète sans danger pour l'environnement). Il serait bon aussi de tester l'épaisseur et la densité des vases. En effet des vases récemment installées peuvent s'évacuer aisément avec un fort courant. Il n'en est pas de même lorsqu'elles sont anciennes et souvent maillées de nombreuses racines de plantes qui peuvent agir comme le feraient des fers tors dans un béton.

Tous mes écrits ne sont que des pistes. Je n'ai sans doute pas tous les éléments en main mais , si l'on m'y invite, je ne demande qu'à travailler avec les parties concernées.

Enfin je rappelle ici que je serai reçu en mairie de DOLE le 7 juin prochain. J'espère de tout cœur, que par mes articles et votre soutien, une action en profondeur sera engagée!

Merci de votre attention

 



 

29.5.22

Nouvelle visite du site le 27 mai 2022

 

28 mai 2022

Sauvons le canal des tanneurs

Bonjour à vous,

Hier a-midi nouvelle visite sur le parcours après la vague de chaleur.

Examen plus précis des vannes:

-celles d'entrée, côté c. Charles QUINT.

-celles du café CHARLES, amont des portes, aval des portes et sortie sous la rue du Prélot.( vidéo).

-celle côté "le Local" et enfin la sortie de ce petit chenal dans l'étendue qui longe l'ancien dortoir du lycée Nodier.

Constat zone amont du parcours:

L'eau est plus claire (eutrophisation moindre grâce au rafraichissement ).

Le courant semble plus généreux, mais uniquement le long du jardin des Chevannes.

Faune et flore respirent mieux.

Par contre, les algues continuent à étouffer les Cornifles. (Je rappelle qu'une meilleure oxygénation les ferait disparaitre).

Constat en aval de la rue du Prélot:

Situation quasi inchangée si ce n'est la disparition du poisson mort et de quelques déchets disgracieux vers le pont de la charité.

Examen des vannes:

-vannes d'entrée; côté canal C. QUINT, la zone du barrage flottant  en direction des portes  est très encombrée de boues qui sont fouillées par des carpes. Les nuages de poussières rentrent dans le petit canal des Tanneurs.

-vannes du café CHARLES; une seule porte est ouverte. Passée celle- ci,( dénivelé d'environ un mètre avec l'autre côté),  on voit parfaitement que l'eau tourbillonne; les poissons affrontant le courant ont la tête vers l'aval du canal et non vers l'amont. Ce passage est totalement obstrué comme le montre la vidéo prise sous la rue du Prélot.( vérification possible avec de la fluorescéine).

A mon sens, ce passage est LE PROBLEME MAJEUR A RESOUDRE.

-vanne côté "le Local"; le débit est moindre mais la vie est de meilleure qualité que le reste du canal jusqu'à l'entrée dans la partie aval.

A noter que la côte "Vigicrues" du bassin dolois (qui mesure le niveau d'eau du Doubs) continue de baisser (2m43 ce matin).

Merci de votre attention!

Le CORNIFLE IMMERGE

 

Sauvons le canal des Tanneurs!

23 mai 2022 : le CORNIFLE IMMERGE

Bonjour à vous,

Merci encore de tous vos soutiens. Je vous l'ai dit, ils me donnent la force !

Une bonne nouvelle depuis hier: je serai reçu en Mairie de Dole le 7 juin prochain. J'en suis très heureux; pour autant je ne suis pas naïf. Le chemin sera sans doute long et tortueux pour atteindre le résultat que vous souhaitez tous ardemment, mais ma détermination est totale!

Quoi de plus important que d'offrir un peu de bonheur à notre prochain ? je veux être entièrement de cette action là car mon projet va bien au-delà d'un "simple" curage de ce lieu que j'aime tant.

La baisse des températures nous laisse un peu de répit. Néanmoins, je ne demandais pas non plus une goutte froide comme annoncée pour les prochains jours; une pluie salvatrice comme aujourd'hui me satisfaisant amplement. Mais voilà, nous vivons une époque nouvelle avec un vocabulaire météo nouveau  aussi et  des montagnes russes qui ressembleront bientôt à la chaîne de l'Himalaya .

Revenons à notre si cher canal qui vit le père de Louis PASTEUR, je veux dire Joseph, œuvrer en son sein voici deux siècles.

 Je prendrai le temps, ces prochains jours, de vous expliquer mes idées pour l'action principale à opérer à savoir l'évacuation des boues. Rudy  Lauberton, un commentateur  que je salue, a eu les mêmes idées que moi mais les choses ne sont pas si simples à mon sens.

A l'instant je voudrais revenir sur le faucardage envisagé en juin prochain.

Hormis les quelques herbes  différentes entrevues dans le passage devant "le Local" et qui semblent en bonne santé parce qu'elles bénéficient de meilleures conditions, je n'ai rencontré que deux types de plantes qui ont survécu ici. J'ai dit précédemment l'attention qu'il fallait porter aux nuphars sauvages et autres nénuphars plantés en cette précédente décennie et qui font le bonheur des visiteurs.

Je veux vous parler aujourd'hui de cette autre plante qui est en grand nombre ici mais tellement en souffrance : le CORNIFLE IMMERGE ou, comme se plait toujours à le dire mon fils, le CERATOPHYLLUM DEMERSUM.

Imaginez tout d'abord un écouvillon dont le manche s'offrirait en premier au courant ( lorsqu'il y en a!). Quantité de petits bras accrochés à la tige principale œuvrent  à épurer l'eau en permanence. Imaginez alors quantité d'écouvillons, à vrai dire des bataillons entiers, qui occupent à présent une place considérable mais oh combien indispensable à la survie de ce monde aquatique.

Ils sont là depuis de très nombreuses années à se charger de maux dont , nous autres humains, nous nous libérons fort injustement dans ce canal.

De ce qu'ils portent, nous ne savons rien sinon que  leur parure,  autrefois verdoyante, s'est vue affublée depuis longtemps d'une affreuse  armure obligée qui finit par repousser le regard des passants.

Très humblement, je suppose que ce sont ces masses qu'il est envisagé aujourd'hui de réduire.

Mais peut-on faire cela sans répandre ce qu'elles portent dans le plan d'eau ? Car je le redis : le courant , en ce moment, est quasi inexistant, et l'évacuation des herbes coupées sera impossible dans le Doubs. Donc une fois sectionnées , ces tiges vont périr et libérer tous les polluants qu'elles portent si péniblement dans le peu d'eau libre qu'il reste aujourd'hui au risque d'empoisonner la faune aquatique qui, elle aussi, a déjà tant de mal à survivre. Car même si les cornifles  amputés sont, au fur et à mesure, chargés dans une barque, ces manipulations ne manqueront pas de souiller encore davantage le chenal.

C'est pourquoi, pour toutes ces raisons,  je recommande au contraire d'oxygéner le canal tout entier.

Il sera alors toujours temps, passées les périodes chaudes et après avoir récupéré  enfin du débit dans un cours d'eau renaissant, de procéder à un éventuel éclaircissement.

A très bientôt de vous parler enfin de l'action principale à mettre en œuvre dans les mois prochains.

En attendant, pensons surtout aux pompes à air !

ps: ci-joint, la photographie d'un CERATOPHYLLUM DEMERSUM prise à l'instant dans notre jardin.

merci de votre attention !

patrick

Visite du site du 19 mai 2022

 

SVP, partagez si possible ce message avec tous les élus Dolois, merci !

Sauvons le canal des tanneurs

20 MAI 2022

Comme promis ce matin, voici le compte-rendu de ma visite d'hier a-midi sur tout le parcours.

1er constat d'ordre général:

Hormis le passage qui longe le restaurant " Le Local", l'eau, sur tout le chenal est DORMANTE ! Or il faut savoir que la gestion de ces eaux, en période chaude, est très délicate, parce que les volumes sont immobiles et ne se renouvellent pas à chaque instant comme dans une eau courante. L'équilibre doit donc être parfait afin de maintenir un niveau minimum d'oxygène, base de la vie aquatique.

En particulier, le volume des vases doit être maintenu au strict minimum, faute de quoi la faune et à terme la flore peuvent être anéanties. (A noter que les petits poissons sont grands consommateurs de larves de moustiques) !

Dans le détail, sur la partie amont, du point d'entrée jusqu'à la zone des restaurants :

Très faible débit à la vanne d'entrée, aucun mouvement significatif du courant à cet endroit.

Sur tout ce parcours, l'eau de surface fait bien moins d'un mètre de hauteur en circulation libre.

Néanmoins : côté faune aquatique, la situation est à ce jour encore "vivable"; (vu deux tanches, trois brochets dont un de 70 cm, trois perches dont une de + de 30cm en chasse, gardon , brèmes et nombre d'alevins. Un seul poisson blessé à l'arrêt.)

Côté flore aquatique par contre, la situation porte inquiétude. Dès l'entrée du canal, nombre de cornifles immergées accrochées aux tiges de nuphars sont mortes, en train de se désagréger. Cette plante participe hautement à l'épuration de l'eau. Sans elle, le canal serait mort depuis longtemps! Elle constitue ici la grande masse des herbiers mais dans un état inquiétant. Habituellement déjà très chargée d'impuretés depuis des années, pour l'heure, elle est étouffée en plus par des algues!

La situation est un peu meilleure dans le passage près du restaurant "Le Local", car il y a chute d'eau, courant et donc...plus d'oxygène!

Aval de la rue du Prélot :

Ici la situation est proche de la catastrophe.

Côté "café Charles", l'eau libre ne représente plus que quelques centimètres (photo). Aucun débit visible à la sortie de la vanne qui semble totalement obstruée, ( pourtant en amont, de l'autre côté de la rue du Prélot, précisément du restaurant "Le Moulin", le courant tourbillonne fortement derrière la vanne).

Aucun courant sur tout le secteur, sauf à l'autre extrémité , en bas du passage vers "Le Local" où un semblant de vie demeure. Toute la zone entre l'ex- dortoir de Nodier et le parking "Garibaldi" est en situation d'eutrophisation extrême. D'ailleurs dans toute cette partie, la faune aquatique est en totale régression. Un poisson, de belle taille, mort près du pont de la charité (à noter que ce sont les gros poissons qui meurent les premiers en cas de manque d'oxygène en augmentant ainsi fortement la pollution de l'endroit). A noter aussi nombre de déchets volants dans cette partie malgré la présence de deux poubelles proches.

Seules QUATRE poubelles sur TOUT le parcours ( aucune en amont)!

En conclusion : trop peu de courant depuis trop longtemps d'où une accumulation de vase considérable. C'est cela, et non les plantes, qui sont les responsables de cet étouffement, surtout en période chaude où le taux d'oxygène contenu dans l'eau est faible et donc ici, beaucoup trop faible.

Le chenal tout entier est aujourd'hui une bombe à retardement. A mon sens il est nécessaire d'augmenter le débit dans ce chenal. A défaut, il faudra aspirer les boues qui obstruent totalement la sortie vers le "café Charles" et dégager cette vanne.

Dans l'immédiat et pour toute la saison chaude, UNE SEULE CHOSE A FAIRE:

Augmenter le taux d'oxygène dans l'eau du canal!

Ainsi les algues diminueront et la vie aquatique pourra se maintenir.

Il existe de grosses pompes à air type industriel, par exemple utilisés par les pisciculteurs de truites pendant ces périodes délicates. il faut savoir que la truite est très exigeante en oxygène puisqu'elle vit, à l'état naturel dans les cours d'eau dit de 1ère catégorie où l'eau est fraîche donc très chargée en oxygène!

Je préconise l'installation de plusieurs appareils à l'entrée du canal. La mise en place devra être réalisée avec précaution si il y a beaucoup de vase à cet endroit.

Pour la partie aval, la chose est plus complexe; il sera peut être nécessaire( voir conseils fabricants )d'enlever au préalable les algues de surface ou du moins une bonne partie. Il doit exister des aspirateurs type industriel aussi qui agissent comme un skimmer géant.

Dans les prochains jours, je reviendrai sur le faucardage prévu. Si celui-ci est maintenu, attention surtout à ne pas supprimer les nuphars (et bien sûr aussi nénuphars) dont les larges feuilles éviteront à l'eau de trop monter en température, car je rappelle que dans un plan d'eau, plus la température est élevée et moins il y a d'oxygène !

Je mesure au fur et à mesure de mes réflexions la complexité du problème car c'est la gestion des deux canaux avec trois acteurs majeurs (VNF, EDF et Ville de dole) qu'il est nécessaire d'impliquer pour des actions ponctuelles mais conjointes.

Même si elle peut retirer les déchets volants, les poissons morts et installer davantage de poubelles , la Ville, à elle seule ne peut pas assurer la pérennité de ce lieu .

Je reviendrai sur tous ces points plus en détails et en particulier sur l'augmentation du débit de l'eau à envisager au moins de manière ponctuelle sans perturber outre mesure VNF et EDF.

Je renouvelle mon appel de ce matin, à savoir invitez, si vous en connaissez, des élus de la municipalité à lire ce message. Je serai disponible presque tout l'été.