29.5.22

Nouvelle visite du site le 27 mai 2022

 

28 mai 2022

Sauvons le canal des tanneurs

Bonjour à vous,

Hier a-midi nouvelle visite sur le parcours après la vague de chaleur.

Examen plus précis des vannes:

-celles d'entrée, côté c. Charles QUINT.

-celles du café CHARLES, amont des portes, aval des portes et sortie sous la rue du Prélot.( vidéo).

-celle côté "le Local" et enfin la sortie de ce petit chenal dans l'étendue qui longe l'ancien dortoir du lycée Nodier.

Constat zone amont du parcours:

L'eau est plus claire (eutrophisation moindre grâce au rafraichissement ).

Le courant semble plus généreux, mais uniquement le long du jardin des Chevannes.

Faune et flore respirent mieux.

Par contre, les algues continuent à étouffer les Cornifles. (Je rappelle qu'une meilleure oxygénation les ferait disparaitre).

Constat en aval de la rue du Prélot:

Situation quasi inchangée si ce n'est la disparition du poisson mort et de quelques déchets disgracieux vers le pont de la charité.

Examen des vannes:

-vannes d'entrée; côté canal C. QUINT, la zone du barrage flottant  en direction des portes  est très encombrée de boues qui sont fouillées par des carpes. Les nuages de poussières rentrent dans le petit canal des Tanneurs.

-vannes du café CHARLES; une seule porte est ouverte. Passée celle- ci,( dénivelé d'environ un mètre avec l'autre côté),  on voit parfaitement que l'eau tourbillonne; les poissons affrontant le courant ont la tête vers l'aval du canal et non vers l'amont. Ce passage est totalement obstrué comme le montre la vidéo prise sous la rue du Prélot.( vérification possible avec de la fluorescéine).

A mon sens, ce passage est LE PROBLEME MAJEUR A RESOUDRE.

-vanne côté "le Local"; le débit est moindre mais la vie est de meilleure qualité que le reste du canal jusqu'à l'entrée dans la partie aval.

A noter que la côte "Vigicrues" du bassin dolois (qui mesure le niveau d'eau du Doubs) continue de baisser (2m43 ce matin).

Merci de votre attention!

Le CORNIFLE IMMERGE

 

Sauvons le canal des Tanneurs!

23 mai 2022 : le CORNIFLE IMMERGE

Bonjour à vous,

Merci encore de tous vos soutiens. Je vous l'ai dit, ils me donnent la force !

Une bonne nouvelle depuis hier: je serai reçu en Mairie de Dole le 7 juin prochain. J'en suis très heureux; pour autant je ne suis pas naïf. Le chemin sera sans doute long et tortueux pour atteindre le résultat que vous souhaitez tous ardemment, mais ma détermination est totale!

Quoi de plus important que d'offrir un peu de bonheur à notre prochain ? je veux être entièrement de cette action là car mon projet va bien au-delà d'un "simple" curage de ce lieu que j'aime tant.

La baisse des températures nous laisse un peu de répit. Néanmoins, je ne demandais pas non plus une goutte froide comme annoncée pour les prochains jours; une pluie salvatrice comme aujourd'hui me satisfaisant amplement. Mais voilà, nous vivons une époque nouvelle avec un vocabulaire météo nouveau  aussi et  des montagnes russes qui ressembleront bientôt à la chaîne de l'Himalaya .

Revenons à notre si cher canal qui vit le père de Louis PASTEUR, je veux dire Joseph, œuvrer en son sein voici deux siècles.

 Je prendrai le temps, ces prochains jours, de vous expliquer mes idées pour l'action principale à opérer à savoir l'évacuation des boues. Rudy  Lauberton, un commentateur  que je salue, a eu les mêmes idées que moi mais les choses ne sont pas si simples à mon sens.

A l'instant je voudrais revenir sur le faucardage envisagé en juin prochain.

Hormis les quelques herbes  différentes entrevues dans le passage devant "le Local" et qui semblent en bonne santé parce qu'elles bénéficient de meilleures conditions, je n'ai rencontré que deux types de plantes qui ont survécu ici. J'ai dit précédemment l'attention qu'il fallait porter aux nuphars sauvages et autres nénuphars plantés en cette précédente décennie et qui font le bonheur des visiteurs.

Je veux vous parler aujourd'hui de cette autre plante qui est en grand nombre ici mais tellement en souffrance : le CORNIFLE IMMERGE ou, comme se plait toujours à le dire mon fils, le CERATOPHYLLUM DEMERSUM.

Imaginez tout d'abord un écouvillon dont le manche s'offrirait en premier au courant ( lorsqu'il y en a!). Quantité de petits bras accrochés à la tige principale œuvrent  à épurer l'eau en permanence. Imaginez alors quantité d'écouvillons, à vrai dire des bataillons entiers, qui occupent à présent une place considérable mais oh combien indispensable à la survie de ce monde aquatique.

Ils sont là depuis de très nombreuses années à se charger de maux dont , nous autres humains, nous nous libérons fort injustement dans ce canal.

De ce qu'ils portent, nous ne savons rien sinon que  leur parure,  autrefois verdoyante, s'est vue affublée depuis longtemps d'une affreuse  armure obligée qui finit par repousser le regard des passants.

Très humblement, je suppose que ce sont ces masses qu'il est envisagé aujourd'hui de réduire.

Mais peut-on faire cela sans répandre ce qu'elles portent dans le plan d'eau ? Car je le redis : le courant , en ce moment, est quasi inexistant, et l'évacuation des herbes coupées sera impossible dans le Doubs. Donc une fois sectionnées , ces tiges vont périr et libérer tous les polluants qu'elles portent si péniblement dans le peu d'eau libre qu'il reste aujourd'hui au risque d'empoisonner la faune aquatique qui, elle aussi, a déjà tant de mal à survivre. Car même si les cornifles  amputés sont, au fur et à mesure, chargés dans une barque, ces manipulations ne manqueront pas de souiller encore davantage le chenal.

C'est pourquoi, pour toutes ces raisons,  je recommande au contraire d'oxygéner le canal tout entier.

Il sera alors toujours temps, passées les périodes chaudes et après avoir récupéré  enfin du débit dans un cours d'eau renaissant, de procéder à un éventuel éclaircissement.

A très bientôt de vous parler enfin de l'action principale à mettre en œuvre dans les mois prochains.

En attendant, pensons surtout aux pompes à air !

ps: ci-joint, la photographie d'un CERATOPHYLLUM DEMERSUM prise à l'instant dans notre jardin.

merci de votre attention !

patrick

Visite du site du 19 mai 2022

 

SVP, partagez si possible ce message avec tous les élus Dolois, merci !

Sauvons le canal des tanneurs

20 MAI 2022

Comme promis ce matin, voici le compte-rendu de ma visite d'hier a-midi sur tout le parcours.

1er constat d'ordre général:

Hormis le passage qui longe le restaurant " Le Local", l'eau, sur tout le chenal est DORMANTE ! Or il faut savoir que la gestion de ces eaux, en période chaude, est très délicate, parce que les volumes sont immobiles et ne se renouvellent pas à chaque instant comme dans une eau courante. L'équilibre doit donc être parfait afin de maintenir un niveau minimum d'oxygène, base de la vie aquatique.

En particulier, le volume des vases doit être maintenu au strict minimum, faute de quoi la faune et à terme la flore peuvent être anéanties. (A noter que les petits poissons sont grands consommateurs de larves de moustiques) !

Dans le détail, sur la partie amont, du point d'entrée jusqu'à la zone des restaurants :

Très faible débit à la vanne d'entrée, aucun mouvement significatif du courant à cet endroit.

Sur tout ce parcours, l'eau de surface fait bien moins d'un mètre de hauteur en circulation libre.

Néanmoins : côté faune aquatique, la situation est à ce jour encore "vivable"; (vu deux tanches, trois brochets dont un de 70 cm, trois perches dont une de + de 30cm en chasse, gardon , brèmes et nombre d'alevins. Un seul poisson blessé à l'arrêt.)

Côté flore aquatique par contre, la situation porte inquiétude. Dès l'entrée du canal, nombre de cornifles immergées accrochées aux tiges de nuphars sont mortes, en train de se désagréger. Cette plante participe hautement à l'épuration de l'eau. Sans elle, le canal serait mort depuis longtemps! Elle constitue ici la grande masse des herbiers mais dans un état inquiétant. Habituellement déjà très chargée d'impuretés depuis des années, pour l'heure, elle est étouffée en plus par des algues!

La situation est un peu meilleure dans le passage près du restaurant "Le Local", car il y a chute d'eau, courant et donc...plus d'oxygène!

Aval de la rue du Prélot :

Ici la situation est proche de la catastrophe.

Côté "café Charles", l'eau libre ne représente plus que quelques centimètres (photo). Aucun débit visible à la sortie de la vanne qui semble totalement obstruée, ( pourtant en amont, de l'autre côté de la rue du Prélot, précisément du restaurant "Le Moulin", le courant tourbillonne fortement derrière la vanne).

Aucun courant sur tout le secteur, sauf à l'autre extrémité , en bas du passage vers "Le Local" où un semblant de vie demeure. Toute la zone entre l'ex- dortoir de Nodier et le parking "Garibaldi" est en situation d'eutrophisation extrême. D'ailleurs dans toute cette partie, la faune aquatique est en totale régression. Un poisson, de belle taille, mort près du pont de la charité (à noter que ce sont les gros poissons qui meurent les premiers en cas de manque d'oxygène en augmentant ainsi fortement la pollution de l'endroit). A noter aussi nombre de déchets volants dans cette partie malgré la présence de deux poubelles proches.

Seules QUATRE poubelles sur TOUT le parcours ( aucune en amont)!

En conclusion : trop peu de courant depuis trop longtemps d'où une accumulation de vase considérable. C'est cela, et non les plantes, qui sont les responsables de cet étouffement, surtout en période chaude où le taux d'oxygène contenu dans l'eau est faible et donc ici, beaucoup trop faible.

Le chenal tout entier est aujourd'hui une bombe à retardement. A mon sens il est nécessaire d'augmenter le débit dans ce chenal. A défaut, il faudra aspirer les boues qui obstruent totalement la sortie vers le "café Charles" et dégager cette vanne.

Dans l'immédiat et pour toute la saison chaude, UNE SEULE CHOSE A FAIRE:

Augmenter le taux d'oxygène dans l'eau du canal!

Ainsi les algues diminueront et la vie aquatique pourra se maintenir.

Il existe de grosses pompes à air type industriel, par exemple utilisés par les pisciculteurs de truites pendant ces périodes délicates. il faut savoir que la truite est très exigeante en oxygène puisqu'elle vit, à l'état naturel dans les cours d'eau dit de 1ère catégorie où l'eau est fraîche donc très chargée en oxygène!

Je préconise l'installation de plusieurs appareils à l'entrée du canal. La mise en place devra être réalisée avec précaution si il y a beaucoup de vase à cet endroit.

Pour la partie aval, la chose est plus complexe; il sera peut être nécessaire( voir conseils fabricants )d'enlever au préalable les algues de surface ou du moins une bonne partie. Il doit exister des aspirateurs type industriel aussi qui agissent comme un skimmer géant.

Dans les prochains jours, je reviendrai sur le faucardage prévu. Si celui-ci est maintenu, attention surtout à ne pas supprimer les nuphars (et bien sûr aussi nénuphars) dont les larges feuilles éviteront à l'eau de trop monter en température, car je rappelle que dans un plan d'eau, plus la température est élevée et moins il y a d'oxygène !

Je mesure au fur et à mesure de mes réflexions la complexité du problème car c'est la gestion des deux canaux avec trois acteurs majeurs (VNF, EDF et Ville de dole) qu'il est nécessaire d'impliquer pour des actions ponctuelles mais conjointes.

Même si elle peut retirer les déchets volants, les poissons morts et installer davantage de poubelles , la Ville, à elle seule ne peut pas assurer la pérennité de ce lieu .

Je reviendrai sur tous ces points plus en détails et en particulier sur l'augmentation du débit de l'eau à envisager au moins de manière ponctuelle sans perturber outre mesure VNF et EDF.

Je renouvelle mon appel de ce matin, à savoir invitez, si vous en connaissez, des élus de la municipalité à lire ce message. Je serai disponible presque tout l'été.

 

Premier cri d'alarme: DOLE pont Charles NODIER

 

 prose poétique du 02 septembre 2021

Tandis qu'en ce lieu les pierres nous parlent de toutes parts, le canal ici tente de glisser entre les remparts.

Soudain, quittant son nid blotti dans le creux d'une pierre absente, un duo de pigeons s'envole. Sur le rebord d'un pilier  vient à se poser puis, tout en sautillant, tente une  ronde.

Hélas, au ras du miroir, le charme se rompt:

Face au ciel, ventres ballonnés , deux ragondins sur l'onde grise ont cessé de goûter l'air et n'ont  plus besoin  du masque de COVID, à demi-noyé à leurs côtés.

Pourtant, non loin, un ménage de foulques semble se plaire, en chasse de subsistance..., dans un lit de laitance. Tout comme quelques poissons remontant un pâle courant en se poursuivant. Mais à travers ces nuages, j'en perds leurs sillages.

Pour mieux nous séduire, une large nappe de nuphars  tente de luire.

Venus en grand renfort, des légions de cornifles immergés cherchent désespérément à assainir ce bras.  Ces cératophylles épineux, las d'épurer nos eaux souillées depuis l'ère de PASTEUR, peinent à nager et n'offrent plus guère à la vie aquatique que peu d'envie. La verdure ne colore plus leur parure, tant  ils endurent d'immondices. D'incultes passants pourraient en médire en marmonnant:

 "ils encombrent la rivière,'il serait bon de s'en défaire".

Tour à tour, de nombreux couples de touristes, curieux et avides de fraîcheur, se penchent. Déçus par le spectacle de cette cour sans miracle, main dans la main, ils rebroussent vite chemin, un peu tristes.

C'était hier, devant la médiathèque, j'attendais ma Noune en soif de culture. Appuyé contre le parapet, je rêvais d'une eau pure!

Mon âme vous avoue sa peine.

Peut-on laisser encore longtemps ce chenal comme au temps de Germinal ?

A toi qui m'ensorcelle ,DOLE, tu es si belle...


Patrick SCHOENLEBER